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Son origine

Nul ne sait réellement comment le monde d'Orios est né. Les siècles se sont succédé sans qu'aucune réponse définitive ne soit apportée, laissant place à de nombreuses légendes et croyances. Au fil du temps, ces récits se sont transmis de génération en génération jusqu'à donner naissance à plusieurs courants religieux.


Aujourd'hui, tous les habitants du royaume d'Osano savent que la monarchie exerce une autorité aussi puissante parce qu'elle descend directement des premiers humains ayant foulé les terres d'Orios. Selon les récits officiels, leurs ancêtres entretenaient un lien privilégié avec les dieux, leur conférant une reconnaissance divine qui les aurait naturellement distingués du reste de l'humanité.


Cette proximité supposée avec les êtres célestes a contribué à légitimer la place de la royauté et de la noblesse au sommet de la société. Toutefois, si leur origine fait l'objet d'un consensus, la nature même des dieux demeure un sujet de débat.


Les religions

Au fil des siècles, plusieurs interprétations sont apparues, donnant naissance à différentes religions.


Parmi elles, trois courants majeurs dominent le paysage spirituel d'Orios :

L'Ordre du Triumvirat ;L'Origénisme d'Aetheris ;La Foi d'Éléon.

Leurs fidèles sont respectivement appelés les triumviratiens, les origénistes et les éléonnistes.


Bien que leurs croyances diffèrent, chacune de ces religions prétend détenir une partie de la vérité sur les origines du monde et sur les entités qui veillent, ou ont veillé autrefois, sur Orios.


L'ordre du Triumvirat

Cette foi enseigne que trois divinités ancestrales seraient les fondateurs d'Orios et qu'ils veillent encore sur le monde depuis l'ombre. Cette croyance serait à l'origine du drapeau monarchique.


L'Origénisme d'Aetheris

Selon cette doctrine, le dieu qui créa le monde fut lui-même créé par une entité supérieure aujourd'hui oubliée.


La foi d'Éléon

Cette croyance affirme qu'il n'a toujours existé qu'un seul Dieu, qui reviendra sauver l'humanité des démons.


Ces trois religions se considèrent mutuellement comme hérétiques, mais chacune possède une branche dissidente persuadée que les dieux et les démons ne font qu'un. Malheureusement pour eux, ils sont aujourd'hui trop peu nombreux pour donner lieu à des guerres saintes, des inquisitions ou des alliances inattendues. Cependant, face au démon du désespoir, tous rêvent en secret d'un appel divin.


Les terres d'Orios

Le royaume d’Osano est divisé en quatre grandes régions, chacune possédant une identité sociale, économique et politique très marquée. Ces différences façonnent profondément les rapports entre les habitants.

Sud-Ouest

Cette région est principalement connue pour ses villes prestigieuses, centrées sur les jeux d’argent, le divertissement et le monde de la nuit. C’est un lieu d’opulence où se mêlent richesse, plaisirs et activités nocturnes, attirant une population aisée et de nombreux visiteurs en quête de détente.

Sud-Est

Le Sud-Est constitue la principale zone d’influence du commerce d’esclaves dans le royaume d’Osano.

Bien que rarement évoqué publiquement, ce marché fait partie intégrante de l’économie contrôlée, directement ou indirectement, par la monarchie. Le sujet est volontairement dissimulé au grand public, et très peu d’esclaves parviennent à s’échapper pour témoigner de son existence réelle.

Dans les cercles criminels, cette pratique est connue et exploitée, mais pour la majorité de la population, elle n’existe qu’à l’état de rumeur.

Nord-Est

Le Nord-Est abrite la grande ville commerciale du royaume, la plus influente après la capitale. Elle constitue un centre économique majeur et attire une grande partie des échanges du pays.

La population y est fortement inégalitaire : plus de la moitié des habitants sont de sang noble, tandis que le reste est composé d’ouvriers et de serviteurs relégués dans des zones périphériques.

Sur le papier, la ville est ouverte à tous. Dans les faits, elle demeure profondément exclusive. Les aventuriers peuvent y circuler grâce à leur statut, mais y sont mal perçus. Les paysans, eux, ne peuvent y accéder qu’à condition d’être parrainés par un maître ou un employeur.

La ville ne possède ni mur ni barrière physique, ce qui entretient l’illusion d’une libre circulation. Cependant, deux conditions implicites déterminent l’accès réel : posséder des ressources financières importantes ou adopter une apparence conforme aux codes de la noblesse.

Dans la pratique, il s’agit donc d’un espace fermé aux classes populaires.

C’est également dans cette région que se situe la zone d’entraînement où Hiroseijô conduit Ryô afin de développer son Aidia, au cœur d’une forêt isolée devenue dangereuse après plusieurs attaques de démons.

Nord-Ouest

Le Nord-Ouest regroupe une mosaïque de villages et de hameaux, dont le village de Senu, connu pour son rôle central dans plusieurs événements récents.

Plus à l’ouest s’étendrait une vaste vallée encore peu explorée, que Ryô et Hisui auraient pu traverser sans les incidents survenus à Senu.

On y trouve également une grotte ornée de symboles anciens, située non loin du village. Son origine reste mystérieuse, mais elle semble à la fois liée à des dangers et à des éléments déterminants pour la progression des protagonistes.

Centre

Au cœur d’Orios se trouve la capitale du royaume d’Osano. Cette cité est considérée comme le centre politique, historique et symbolique du pays, autrefois à l’origine de l’unification des territoires environnants. Elle est aujourd’hui le siège du pouvoir royal, et le plus ancien royaume encore unifié de la région.

La capitale est divisée en deux grandes zones sociales distinctes : les quartiers pauvres et les quartiers bourgeois. Cette séparation est immédiatement visible à l’architecture des habitations : les toits des quartiers populaires sont recouverts de tuiles rouges, tandis que ceux des quartiers aisés arborent des tuiles sombres, presque de couleur carbone. Cette différence visuelle reflète de manière directe la fracture sociale qui traverse la ville.

Dans la partie sud de la capitale se trouvent les quartiers nobles, qui disposent de différents lieux-dits comme la place de la cathédrale, la zone marchande ou bien encore, l'arène de combat. En arrière, près des murs, se dresse le château royal, résidence du roi ainsi que de figures importantes du royaume telles que Gilbert et Hilda, entourés de serviteurs et de chevaliers.

Le château se distingue par son architecture imposante : un large dôme central est entouré de quatre tours, chacune ornée du drapeau de la monarchie. À l’arrière du bâtiment principal s’étend un jardin à ciel ouvert, encadré par plusieurs étages vitrés, renforçant l’image d’un lieu à la fois prestigieux et isolé du reste de la capitale.

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L'épigrappe

Ce fruit, bien qu’étrangement similaire au durian par son apparence, s’en éloigne radicalement dans sa structure. Il se rapproche davantage d’une grappe de raisin que d’un fruit unique. Ses piques externes, nombreuses et intimidantes, se retirent pourtant avec une facilité déconcertante, révélant des portions consommables que l’on détache comme des grains.


Il est aussi possible de le comparer à une mangue que l’on aurait quadrillée : chaque section peut être dégustée indépendamment, rendant sa consommation progressive et relativement simple. Les plus gourmands, eux, peuvent le consommer entier, au risque toutefois de s’en mettre abondamment autour de la bouche.


Ce fruit pousse sur des épigrappiers, des plantes rares qui ne se développent que dans des zones à forte concentration de mana. Cette particularité explique son effet secondaire majeur : sa consommation provoque un pic brutal de mana chez l’individu, attirant inévitablement les démons environnants.


Son goût, quant à lui, se situe entre la cerise et la poire, avec une douceur trompeuse au regard de ses conséquences.


Enfin, son effet ne peut être dissipé qu’en étant éliminé naturellement du corps, par voie digestive. Ce processus peut prendre plusieurs jours, durant lesquels l’utilisateur reste une source instable de mana.


En gros, par en haut... ou par en bas.

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Le Sceau d’Absorption de Mana

À l’origine, cet objet n’était qu’un simple sceau, utilisé lors des premiers fondements du royaume d’Orios. Sa fonction initiale était encore floue, presque symbolique, mais il incarnait déjà l’idée de contrôle du mana à grande échelle.


Origine et évolution

Au fil du temps, ce sceau a été étudié puis reproduit par certains artistes-scientifiques, avant d’être industrialisé par la royauté elle-même sous forme de parchemins imprimés. Cette évolution a permis de le standardiser, bien que sa fabrication reste extrêmement complexe.


Fonction principale

Le parchemin possède une propriété unique : il absorbe le mana environnant jusqu’à en interrompre la circulation locale.


Ses utilisations principales sont les suivantes :

neutralisation des capacités liées à l’Aidia ;sécurisation des espaces à haut risque ;contrôle des individus considérés comme dangereux.


Utilisation dans le royaume

Ces sceaux sont principalement employés par la royauté dans des lieux hautement sensibles :

les geôles du château royal, afin d’empêcher toute utilisation d’Aidia par les prisonniers ;certaines zones scellées du royaume, notamment la tranchée de béton créée après les événements impliquant la princesse Haruka.


Limites et contraintes

Malgré leur efficacité, ces objets présentent plusieurs contraintes majeures :

leur coût de production est extrêmement élevé ;les matériaux nécessaires sont rares et difficiles à stabiliser ;leur duplication reste limitée et contrôlée exclusivement par la royauté.


De plus, leur usage contre les démons a déjà été envisagé. Toutefois, cette stratégie s’est révélée peu viable : la quantité de mana contenue dans un démon est telle que le sceau finit par se déchirer lorsqu’il s’en approche, incapable de supporter une telle charge énergétique.


Conclusion d’usage

Ainsi, malgré leur potentiel stratégique, ces parchemins ne sont pas utilisés pour affaiblir les démons. Leur fonction réelle dans le royaume est finalement plus politique que militaire : ils servent principalement à restreindre l’usage de l’Aidia chez les humains, consolidant ainsi le contrôle exercé par la royauté sur le mana et ses utilisateurs.

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La valeur monétaire d'Osano

La monnaie du royaume d’Orios repose sur un système de conversion par paliers, basé sur des lots de cent unités. Chaque palier correspond à une montée significative de valeur, permettant de simplifier les échanges tout en marquant clairement les différences de richesse entre les classes sociales.


Les différentes monnaies

Le système est structuré de la manière suivante :

100 pièces de bronze → 1 pièce d’argent100 pièces d’argent → 1 pièce d’or100 pièces d’or → 1 pièce de platine


Chaque niveau représente une concentration de richesse de plus en plus importante, le bronze étant utilisé pour les transactions quotidiennes et le platine étant réservé aux échanges exceptionnels.


La monnaie de platine

La pièce de platine constitue une unité à part. Extrêmement rare, elle n’est pas mise en circulation librement. Elle est exclusivement contrôlée par la royauté et ne peut être obtenue que dans des conditions particulières liées à l’État ou à des échanges de très haute importance.


Sa valeur est telle que moins de trois pièces de platine suffisent à acheter des terres appartenant à un noble, sans contestation possible.


Un outil de pouvoir

Au-delà de sa fonction économique, la monnaie joue un rôle politique majeur dans le royaume. Le contrôle des pièces les plus précieuses par la royauté permet de maintenir un équilibre strict entre les différentes classes sociales et de conserver une influence directe sur la propriété foncière et les transactions de grande ampleur.


Répartition sociale de la monnaie

Au-delà de sa structure technique, la monnaie d’Orios est profondément liée à l’organisation sociale du royaume. Chaque type de pièce est associé à une classe spécifique, rendant la circulation de la richesse strictement encadrée.


Une économie segmentée

Dans les faits :

les pièces de bronze sont presque exclusivement utilisées par les paysans et les habitants des quartiers pauvres ;les pièces d’argent et d’or sont réservées à la noblesse et aux classes aisées ;la conversion entre classes monétaires est volontairement impossible pour les roturiers.

Ainsi, même si un individu du peuple accumule une grande quantité de bronze, il ne pourra jamais le transformer en argent, quel que soit le montant réuni.


Une barrière économique invisible

Le principe est simple : 100 pièces de bronze n’équivalent jamais à 1 pièce d’argent dans les faits sociaux du royaume, même si la logique arithmétique le suggère.


Cette dissociation crée une frontière économique rigide entre les classes :

les roturiers restent confinés aux marchés populaires ;les produits et services de la noblesse leur sont inaccessibles ;la mobilité sociale par la richesse seule devient pratiquement impossible.


Un système de contrôle social

Ce fonctionnement dépasse la simple logique économique. Il agit comme un outil de stabilisation du pouvoir :

la noblesse conserve l’accès exclusif aux biens de valeur ;le peuple reste limité à une économie de subsistance ;la circulation des richesses est canalisée pour éviter toute ascension sociale par accumulation.


Une économie de hiérarchie

Ainsi, la monnaie d’Orios ne sert pas uniquement à échanger des biens, mais à matérialiser la hiérarchie du royaume. Elle crée une séparation nette et durable entre les classes sociales, où la valeur d’un individu ne dépend pas uniquement de ce qu’il possède, mais aussi du type de monnaie auquel il a accès.

La faune et la flore d'Orios

La faune et la flore d’Orios constituent l’un des fondements vivants de l’univers de Kami No Akuryo. Elles s’inscrivent dans une continuité proche du monde réel, tout en intégrant des altérations liées à la présence omniprésente du mana.


Une nature familière mais altérée

De manière générale, les espèces animales d’Orios ressemblent à celles que l’on peut retrouver sur Terre. Toutefois, certaines variations physiques témoignent de l’influence subtile du mana sur leur évolution :

des grenouilles dotées d’une corne ;des chevaux capables de se mouvoir en exploitant passivement le mana ambiant ;des oiseaux présentant des morphologies inhabituelles ou asymétriques.


Ces différences ne changent pas leur nature fondamentale, mais confèrent à la faune une dimension légèrement instable et imprévisible.


Une flore aux teintes impossibles

La végétation suit un principe similaire. Les formes restent reconnaissables, mais les couleurs et les associations chromatiques peuvent varier de manière anormale :

roses bleues ;marguerites aux pétales roses et au cœur violet ;inversions de teintes naturelles sans explication apparente.


Cette altération visuelle participe à donner à Orios une identité à la fois familière et dérangeante.


Une relation passive au mana

Contrairement aux humains et aux démons, la faune et la flore ne peuvent pas exploiter le mana. Elles en sont néanmoins composées et baignées en permanence.

Les humains cherchent à accumuler le mana pour atteindre l’Aidia ;Les démons en sont entièrement constitués et l’absorbent activement ;Les animaux et les plantes, eux, le ressentent sans pouvoir le manipuler.


Ils interagissent donc avec le mana de manière instinctive, comme une extension naturelle de leur environnement, sans jamais chercher à le contrôler.


Les créatures mutées

Dans certaines régions d’Orios, des formes de vie plus étranges ont été observées : des créatures visqueuses, molles, aux contours rondes et parfois uniforme.


Selon certaines hypothèses, il s’agirait d’animaux ayant survécu à un contact direct avec un démon. Le mana démoniaque se serait alors mélangé à leur propre énergie vitale, provoquant une mutation profonde.


Ces êtres ne peuvent être classés ni comme animaux, ni comme démons. Ils constituent une forme intermédiaire, issue d’un phénomène de dissonance biologique du mana.


Une nouvelle forme de vie

Ces mutations soulèvent une hypothèse encore plus large : celle de l’émergence d’une nouvelle branche évolutive dans le monde d’Orios. Une forme de vie non humanoïde, issue de la collision entre différentes natures de mana, susceptible de transformer à long terme l’équilibre même de l’écosystème.


Ainsi, la faune et la flore d’Orios ne sont pas seulement décoratives ou secondaires : elles représentent un système vivant en constante adaptation, influencé silencieusement par les forces qui structurent le monde.

La guilde sombre

La Guilde Sombre est une organisation clandestine regroupant mercenaires, bandits, vagabonds et plus largement tous ceux qui évoluent à la limite de la légalité dans le royaume d’Orios.


Fonctionnement général

Son principe repose sur un réseau parallèle au marché des quêtes officiel. Elle propose des missions volontairement invisibles aux circuits traditionnels :

contrats non enregistrés ;missions refusées ou ignorées par les instances officielles ;affaires nécessitant une discrétion absolue.


Certaines auberges, restaurants et commerces ambulants agissent comme relais non officiels, servant d’intermédiaires entre les donneurs de contrats et les exécutants.


Les contrats anonymes

Les missions de la Guilde Sombre fonctionnent sous un principe fondamental : l’anonymat total.


Aucune rencontre directe n’a lieu entre les deux parties :

le donneur de mission reste inconnu ;l’exécutant agit sans contact avec son employeur ;la récompense et les informations de mission sont transmises par des intermédiaires.


Même les lieux d’intervention et de récupération des primes sont communiqués de manière strictement codée afin d’éviter toute traçabilité.


Les missions liées aux démons

Les contrats impliquant des démons sont parmi les plus fréquents et les mieux rémunérés. Leur dangerosité en fait des missions particulièrement recherchées par les combattants expérimentés.


Pour préserver la discrétion, la Guilde Sombre utilise un système de codage atypique basé sur les boissons servies au comptoir :

Rang E : boisson énergisanteRang D : boisson décaféinéeRang C : boisson citronnéeRang B : boisson brasséeRang A : boisson alcooliséeRang S : boisson sucrée


Ce système permet de dissimuler la nature réelle des missions tout en maintenant une hiérarchie claire des risques encourus.


Place dans le monde d’Orios

La Guilde Sombre évolue dans une zone grise entre criminalité et nécessité. Bien que ses activités soient officiellement illégales, elle occupe une fonction essentielle dans l’écosystème d’Orios, notamment dans la gestion des menaces que la monarchie ne souhaite pas traiter publiquement.


Elle représente ainsi un équilibre instable entre ordre et chaos, où chacun agit selon ses propres règles, tant que la discrétion est respectée.

La suite

Ce qu'il vous reste à découvrir du monde d'Orios se situe dans les tomes de Kami No Akuryo.